Permanence d'Israël et silence de la théologie, Une question pour les églises
EAN13
9782889591251
ISBN
978-2-88959-125-1
Éditeur
Parole et silence
Date de publication
Collection
JUIFS ET CHRETI
Nombre de pages
156
Dimensions
23 x 15 x 1 cm
Poids
252 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Permanence d'Israël et silence de la théologie

Une question pour les églises

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Parole et silence

Juifs Et Chreti

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Depuis le début du 20e siècle, mais surtout après la Shoah, les différentes confessions chrétiennes ont opéré un changement significatif de leur regard de foi sur le peuple juif. L'enseignement du mépris a été dénoncé, tandis que la théologie essaye de penser le rapport à Israël autrement que par la théorie de la substitution. Dépassant peu à peu la simple idée de racine, c'est le peuple juif dans sa permanence qui devient une question. Le peuple de l'Ancien Testament, c'est-à-dire de l'Alliance jamais révoquée, interpelle l'Église du Christ qui a longtemps cru que le temps du Nouveau Testament était advenu une fois pour toutes. Cette permanence d'Israël s'est faite encore plus visible depuis la naissance du sionisme et le retour programmé des Juifs sur la terre d'Israël sous la forme d'une souveraineté nationale. Bien que nombre de textes officiels de l'Église catholique, des Églises de la Réforme et, — en moindre mesure des Églises orthodoxes, — montrent combien cette rencontre à nouveaux frais avec le peuple juif et le judaïsme contemporains affecte tous les aspects de la théologie, le sujet reste encore très circonscrit dans des cercles de spécialistes et optionnel dans les études de théologie. L'exégèse de l'Ancien Testament est peut-être le seul terrain d'une prise en compte du judaïsme du second Temple, voire parfois de commentaires juifs plus tardifs. Mais les autres disciplines de la théologie restent encore auto-suffisantes dans leur façon de penser la foi chrétienne. Ce silence de la théologie sur le sujet est particulièrement frappant dans le dialogue oecuménique qui semble se dérouler sans référence au peuple juif, chaque Église élaborant seule sa théologie du judaïsme, généralement sans référence au travail des autres confessions. Pourtant, la conviction des auteurs de cet ouvrage est qu'il y a un lien entre la permanence d'Israël et le labeur oecuménique. Le sujet est d'autant plus intéressant, qu'on assiste à un étonnant chassé-croisé : Alors que, dans le passé, les confessions chrétiennes désunies jusqu'à s'entre-déchirer étaient au moins unanimement d'accord pour disqualifier les juifs, ces mêmes confessions chrétiennes en chemin vers l'unité, ont des profonds désaccords sur les conséquences pastorales et théologiques de la permanence d'Israël. Ces désaccords mettent en lumière comme par effet de miroir, les enjeux de toute théologie oecuménique. Au silence de la théologie sur la permanence d'Israël, l'ouvrage que nous proposons veut offrir quelques paroles qui en montrent l'importance, non seulement pour le dialogue judéo- chrétien, mais pour un renouveau de la théologie contemporaine. Son intérêt est de traiter sous des angles différents, mais complémentaires, des questions soulevées par la permanence d'Israël, dans une perspective oecuménique.
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